Nature de chez nous

19 mai 2017

Une année...

0101Bonjour. ça me démangeait de partager toutes ces photos avec vous mais comme c'était une surprise pour l'anniversaire de ma mère, je ne pouvais pas. Voici donc maintenant un an de photos du même endroit, dans le Gers, sur la commune de Miramont-d'Astarac...

Janvier

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Février

0201Mars

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0302Avril

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0409Mai

0501Juin

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Juillet

0709Août

0802... et ses étoiles filantes ...

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Septembre

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Octobre

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1003Novembre

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1102Décembre

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1206et voilà un an résumé très vite...

à bientôt !

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22 mars 2017

Les tulipes sauvages du Gers

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Tulipe précoce - Tulipa raddii

Bonjour. Cette fois-ci je vais vous parler de plantes pour changer. La tulipe d'Agen - Tulipa agenensis, aussi appelée tulipe oeil-de-soleil, la tulipe précoce - Tulipa raddii et la tulipe sylvestre - Tulipa sylvestris.

J'en avais souvent entendu parler, mais je ne les avais encore jamais vues (merci à celles qui m'ont conseillé des endroits où les trouver). Il faut dire qu'il n'y en a pas partout, les trois espèces de tulipes sauvages présentes dans le Gers sont toutes les trois classées EN par l'UICN, c'est à dire en danger, ce qui leur vaut d'être toutes les trois protégées au niveau national.

Ainsi, sont interdits (L411-1 du code de l'environnement) :

"2° La destruction, la coupe, la mutilation, l'arrachage, la cueillette ou l'enlèvement de végétaux de ces espèces, de leurs fructifications ou de toute autre forme prise par ces espèces au cours de leur cycle biologique, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur mise en vente, leur vente ou leur achat, la détention de spécimens prélevés dans le milieu naturel ;

3° La destruction, l'altération ou la dégradation de ces habitats naturels ou de ces habitats d'espèces ;"

Alors, je pensais avoir vu la tulipe d'Agen, mais en regardant en détail dans un guide de détermination, il se trouve qu'il s'agissait en fait de la tulipe précoce, la tulipe d'Agen ayant tous ses tépales de la même taille et une tige beaucoup moins longue, pour ne donner que quelques critères. Je mettrai certainement cet article à jour si j'ai la chance de l'observer et de la photographier, afin d'avoir les 3 espèces réunies sur un même article.

Voici donc pour commencer la tulipe précoce - Tulipa raddii

IMG_6270L'inventaire des plantes protégées de France précise que les tépales sont très dissemblables : les sépales sont ovales, rétrécis à la base et atténués en pointe aigüe au sommet, enveloppant et dépassant nettement les pétales, moins larges et plus arrondis.

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Cette plante, comme les deux autres espèces de tulipes sauvages que l'on retrouve dans le département, n'est pourtant pas originaire du sud de la France. Son histoire est liée à l'homme, puisque cette espèce originaire d'Asie a été introduite en Italie puis en France par les romains, il y a 2000 ans. C'est donc tout autant un patrimoine naturel qu'un patrimoine culturel, trace lointaine du passage des romains chez nous.

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Ces espèces sont liées à l'agriculture. On les retrouve dans des espaces cultivés, où le sol est traditionnellement retourné à faible profondeur. Sans agriculture, elles risquent de disparaître, mais certaines pratiques, notamment les labour profonds ou l'utilisation de produits phytosanitaires, les menacent tout autant.

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Tulipe sylvestre - Tulipa sylvestris

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IMG_6467Une belle station qui aurait dû être toute jaune de fleurs mais malheureusement quelqu'un était passé avant moi pour les cueillir, ignorant certainement qu'il s'agit d'espèces protégées.

Je ne sais pas si vous vous souvenez sur des précédents articles liées aux amphibiens, mais les causes de déclin de la plupart des espèces se résument avec le moyen mémotechnique C.H.I.P.S., chaque lettre correspondant à un risque : C pour changement Climatique, H pour la perte d'Habitat, I pour l'Introduction d'espèces Invasives, P pour la Pollution et S pour la Surexploitation.

Ici en réfléchissant, on trouve rapidement 3 facteurs : la perte d'habitat, que ce soit pas l'arrêt de l'agriculture sur certains terrains, le changement de pratiques agricoles ou l'urbanisation

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la pollution, par l'utilisation de produits phytosanitaire, et la surexploitation, par la cueillette des fleurs par des particuliers ignorant la rareté et le risque qu'ils font encourir à ces espèces. Le pire sur ce dernier point étant que l'impact ne se résume pas qu'à la cueillette des fleurs, mais aussi comme on peut le voir ci-dessous, par le piétinement de pieds non fleuris et la destruction par négligence de pieds, sans parler des bulbes qui seraient arrachés par négligence ou pour les collecter.

IMG_6472Les meilleures choses à faire pour les protéger, c'est peut-être d'en parler autour de vous, pour que tout le monde ait conscience des risques qu'un bouquet qui paraît anodin peut faire courrir sur toute une espèce déjà très fragile.

Merci, et à bientôt

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16 janvier 2017

En prospection...

IMG_5591L'avantage quand on est passionné par l'effraie des clochers et par les chauves-souris, c'est que notre passion nous amène à fouiller des lieux insolites. Parfois des sous-terrains, d'autres fois d'anciens tunnels, des caves, des châteaux en ruine, des charpentes d'églises ou encore des ruines en tout genre. On se retrouve dans un clocher, sous un toit, ou dans un lieu figé dans le temps.

Cette fois ci, c'est une église abandonnée que nous avons trouvé et visité, quelque part dans le Gers. Voici quelques photos de cet endroit magnifique.

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IMG_5611Et oui, l'effraie était là, comme l'attestent ces fientes, ce tas de pelotes de réjection (dont certaines toutes fraiches) et quelques plumes. J'essaierai de vous partager quelques photos de ce type de temps en temps.

à bientôt,

Posté par Tytothomas à 07:44 - Commentaires [0] - Permalien [#]

04 décembre 2016

Le bouquetin ibérique - Capra pyrenaica

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Bonjour. Bon c'est toujours pas trop ça le blog, je trouve peu de temps pour le mettre à jour, mais voici un article sur le bouquetin ibérique dans le Parc Naturel Régional des Pyrénées Ariégeoises.

Vous vous souvenez peut être de l'article que j'avais fait sur ce sujet. Suite à l'extinction du bouquetin des Pyrénées, en raison de la chasse, il a été décidé de réintroduire une autre espèce, la plus proche génétiquement, le bouquetin ibérique. Celui-ci est parfaîtement adapté à nos montagnes, comme en témoigne sa bonne adaptation et l'état des populations introduites au bout de deux ans .

J'ai eu la chance d'accompagner à nouveau Jordi Estèbe, qui est en charge du suivi au PNR des Pyrénées Ariégeoises.

La dernière fois nous les avions vus de très loin, cette fois-ci ça a été magique, nous avons eu la plupart des comportements que l'on peut espérer observer, et à une distance incroyablement petite. Les photos ont été prises en mai de cette année, je n'ai malheureusement pas eu le temps de les trier plus tôt.

Pour les observer, direction un des sites où ils ont été lâchés, le cirque de Cagateille.

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Pendant que nous montons, nous croisons des randonneurs qui nous disent avoir aperçu des chèvres avec des boucles aux oreilles et certaines avec une cloche. Il s'agit là d'une erreur d'identification, puisque ce sont les bouquetins ibériques marqués à l'oreille pour permettre aux agents de les suivre et, pour certains individus, de colliers émetteurs.

Nous nous dirigeons donc vers le secteur qu'ils nous ont indiqué.

Peu après, l'oeil aguéri de Jordi les repère. Il ne me dit pas où ils sont, juste qu'on peut les voir de là où nous sommes. Vraiment pas évident à trouver, mais ils sont bien là dans les rochers, leur milieu préféré.

Nous nous postons donc pour les observer sans les déranger. Le but, voir quels individus sont là en notant les codes couleurs des marques qu'ils ont aux oreilles et voir si des étagnes (les femelles), attendent des petits ou en ont à leurs côtés.

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Je ne pensais pas les voir aussi bien, mais encore moins ce qui va se produire.

IMG_9916Mis en confiance par notre discression, ils nous ignorent complètement et s'approchent de nous.

IMG_9929Comme ce magnifique mâle, qui descend et vient frotter ses cornes contre un arbrisseau.

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IMG_9944Et le groupe s'approche toujours, de plus en plus près... :)

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 Comme je l'expliquais un peu plus haut, certains individus sont équipés d'un collier émetteur, afin de les retrouver plus facilement. Cela permet de les suivre efficacement dans les premiers temps, pour s'assurer qu'ils vont bien et connaître le domaine vital dans lequel ils évoluent. Par la suite, les spécialistes peuvent déclancher à distance l'ouverture de ce collier afin d'en débarasser les animaux sans le moindre stresse ni dérangement.

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IMG_9974Pour couronner le tout, de jeunes mâles se mettent à se battre à quelques mètres à peine de nous.

IMG_9993Il y a quelques années à peine, il était impossible de réver d'une telle observation, mais grâce aux efforts du PNR des Pyrénées Ariégoises et du Parc National des Pyrénées, c'est aujourd'hui devenu une réalité.

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IMG_0022Et parfois si près des chemins de randonnée :)

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IMG_0035Malheureusement, je dois avouer que beaucoup de photos des combats sont floues, mais en voici quelques unes...

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IMG_0074Bien que ce soient deux mâles, le vainqueur du combat nargue le vaincu.

IMG_0084Encore merci à Jordi de m'avoir laissé l'accompagner et félicitation à tous ceux qui ont contribué à cette merveilleuse réussite pour tout le travail accompli ;) .

à bientôt

Posté par Tytothomas à 01:28 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

31 août 2016

Du Gers aux Pyrénées

IMG_3181Bonjour,

Voici quelques photos de vacances, maintenant qu'elles sont finies. Depuis le temps qu'on voulait le faire, nous sommes partis du Gers pour rejoindre les Pyrénées, à pied.

Départ de la première étape à Moncassin, jusqu'à Masseube, 12 km plus loin.

IMG_3185Nous traversons les coteaux gersois, les champs de tournesol, le bocage, les vallées dissymétriques.

IMG_3195Ce qui est rassurant, c'est de voir qu'il n'y a pas que nous qui souffrons de la chaleur, comme ce renard roux - Vulpes vulpes. Nous en croisons 2, ainsi qu'une belette. Au dessus de nous nous observons un aigle botté.

Le lendemain, nous repartons de Masseube. Nous quittons le Gers pour aller à Boulogne sur Gesse, ce sera la plus grosse étape, 21 km. En route nous observons des guêpiers d'Europe, des chevreuils, un élanion, des milans noirs. La faune classique des coteaux.

Le 3ème jour est plus particulier. Nous ne faisons que 12 km, jusqu'à Montmaurin, en Haute-Garonne, afin de profiter d'un des objectifs de la randonnée, les gorges de la Save.

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Nous arrivons à l'entrée des gorges, que nous connaissons bien, mais nous tombons sur un panneau interdisant l'accès aux voitures car un éboulement menace sur la route. Un vrai bonheur, une redécouverte, on peut enfin les admirer dans le calme. D'habitude, il y a des voitures partout.... espérons que ce soit toujours comme ça à partir de maintenant !

A peine arrivés, nous passons devant un abri préhistorique. C'est beaucoup plus émouvant quand on l'a mérité, de se dire qu'ils se reposaient là, que ça fait 500 000 ans que ce site est fréquenté par les hommes. Plusieurs abris y sont connus, c'est d'ailleurs dans un de ces abris qu'a été découverte la Vénus de Lespuge, une des plus anciennes statuettes représentant une femme jamais découverte, datée d'il y a 25 000 ans, sculptée dans de l'ivoire de mammouth. Quand on pense que tout ça a failli disparaître pour des projets de carrières, ça fait peur. Que des gens soient capables de brader notre histoire pour de l'argent... mais heureusement beaucoup de monde s'y est opposé, au Conseil régional, départemental, dans des associations... même Yves Coppins a défendu ce coin de paradis, c'est dire s'il est important !

Nous passons donc dans ces petites gorges, d'à peine 3 km, remplies d'histoire. Nous y faisons une pause pour manger et faire une petite sieste au bord de la rivière.

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L'ombre est fraîche, les rayons du soleil dansent dans les feuilles, des jeux d'ombre incroyables pour un photographe, alternant les zones très sombres et les rayons étincelants. Tout cela avec le léger bruit de l'eau et le chants des oiseaux. Parfois c'est un grand corbeau qui passe, caractéristique.

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Les reflets font parfois penser à un Monet

IMG_3326Puis nous nous remettons en route, croisant des gens à pieds ou à vélo, dans ce si beau décors.

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IMG_3355En ressortant nous passons devant les ruines gallo romaines, puis prenons la direction du camping. L'occasion de voir que les Pyrénées paraissent déjà plus grandes à l'horizon, nous nous approchons de notre but.

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IMG_3384Le soir nous avons même droit au balet des chauves-souris, comme cette Sérotine commune - Eptesicus serotinus.

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Le 4ème jour, nous faisons encore 14 km, nos jambes avancent toutes seules, ce qui permet de profiter beaucoup plus du paysage. La faune nous montre également que nous nous rapprochons des montagnes, au programme, milan royal, pic noir, vautours fauves...

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Et à la pause de midi, la sieste, c'est toujours sacré.

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Au moment de repartir nous voyons arriver une voiture. Quelqu'un en sort, retourne un seau et s'en va en courrant, puis redémarre aussi vite et part. Je ne peux pas résister à l'envie d'aller voir, ça sera quoi cette fois ci ? Encore un serpent qui s'est fait torturer ? non, cette fois ci c'est un magnifique loir. Il ne bouge plus. Je m'approche alors, ne prennant pas le temps de faire une photo. D'un coup il se réveille, commence à bondir partout, me monte sur la jambe puis s'enfuit à toute vitesse.

IMG_3433Et toujours le plaisir de voir les montagnes de plus en plus grandes à l'horizon :)IMG_3458

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IMG_3464Nous arrivons au camping à la ferme, accueillis par l'hypolaïs polyglotte - Hippolais polyglotta qui nourrit ses petits.

IMG_3465Nuit magique ... Avant de se coucher nous regardons un peu les étoiles filantes malgré le froid et la fatigue. Nous commençons à entendre des Chhhhhh... 3 effraies volaient, des cris bizarres, des premiers vols de jeunes...
Je les vois au loin, puis une effraie passe au dessus de nous, s'éloigne puis repasse.
5 minutes après une autre passe, toujours juste au dessus, puis file au loin. On reste couchés dans l'herbe, une effraie arrive, tourne trois fois au dessus de nous si bas qu'on a vraiment pensé qu'elle voulait se poser. Elle choisira finalement l'arbre juste à côté pour nous observer.
5 étoiles filantes plus tard nous allons nous coucher.
En pleine nuit je me réveille, et à moitié endormi j'entends une respiration forte à quelques mètres de moi. Les sens un peu perdus je me demande si c'est quelqu'un, où il est, où je suis, mais je finis par réaliser que c'est encore une effraie. C'est vrai que ça fait vraiment respiration humaine...

IMG_3466Puis déjà le jour 5, nous repartons pour 16 km, en passant par Montréjeau. Depuis les hauteurs, nous aperçevons l'objectif de la journée de très loin, Saint Bertrand de Comminges. Ce jour là côté faune beaucoup de migration. Je mets du temps à replier la tente, comptant 164 milans noirs. Ils ne prennent pas la direction des montagnes, ils longent les Pyrénées vers l'ouest, pour passer par le pays basque. Egalement un aigle botté, des milans royaux, des hirondelles rustiques en migration et le soir des petits ducs scops.

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Le 6ème jour nous prenons le temps de visiter, de faire un petit restaurant, l'occasion aussi de recharger les téléphones pour avoir des nouvelles de la météo avant de repartir. Pas terribles d'ailleurs les nouvelles, après une semaine de beau temps, ils prévoient de la pluis, puis 3 jours d'orage. Nous devons revoir nos plans. Nous décidons quand même de continuer, pour monter un peu plus haut avant d'arrêter. Nous repartons donc direction Mauléon Barousse où nous passerons la nuit.

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IMG_3557Là, ça y est c'est la montagne. Au bord de la rivière les cincles plongeurs - Cinclus cinclus, et même une crossope aquatique, ma deuxième seulement. Dans le ciel un vautour percnoptère, plus de doute, nous sommes dans les Pyrénées :) .

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IMG_3567Le 7ème jour, nous attaquons enfin la montée du port de Balès.

Nous croisons d'abord des biches et un faon, puis cette magnifique couleuvre verte et jaune - Hierophis viridiflavus.

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IMG_3577On ne dirait pas comme ça, mais elle était bien visible du bord de la route.

IMG_3580La montée est difficile, sous la chaleur, jusqu'à 37°C à l'ombre, beaucoup plus au soleil, encore plus sur le goudron.

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IMG_3596Heureusement il est possible de ne pas tout faire par la route pour arriver au refuge.

IMG_3598Et nous y voilà. Pas question de prendre des risques avec l'orage, nous ne continuerons donc pas cette fois ci l'aventure sur le GR.

IMG_3611Une fois au refuge nous pensons continuer, monter jusqu'au col, mais sans être certains qu'on puisse capter appeler quelqu'un qui viendra nous chercher, nous préférons nous arrêter là. 5 minutes de stop, des grands sourires, une voiture et c'est gagné. Nous tombons sur des gersois qui nous ramènent jusqu'à Masseube, après 100 km à pied.

La suite une prochaine fois.

à bientôt

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